La nuit sâĂ©tait allongĂ©e comme une caresse brĂ»lante, et aprĂšs le Triton, câest Ă la Villa de Gruissan que le feu a vraiment pris. Dans le tumulte des basses, nous avons trouvĂ© une alcĂŽve dâombre, un refuge invisible au milieu de la foule. LĂ , les corps se sont rapprochĂ©s, comme happĂ©s par une urgence irrĂ©pressible. Ses yeux brillaient dâun Ă©clat fiĂ©vreux, mi- provocation, mi- abandon. Chaque geste franchissait une frontiĂšre, chaque Ă©treinte devenait plus sauvage. Les interdits se brisaient en silence, et dans cette dissimulation, il y avait quelque chose dâencore plus grisant. Ce fut une dan Read more